10/06/2013

Des étudiants contrariés: le Carrefour suggère des solutions

GB.JPGPlusieurs étudiants se sont plaint de l'établissement Carrefour market situé rue du Laveu. Ceux-ci lui reprochaient de retarder leur entrée dans le magasin alors qu'ils souhaitaient faire leurs courses sur le temps de midi. Un vigile veille en effet à maintenir l'ordre afin que chacun puisse se balader dans le magasin sans être importuné. Les deux universitaires sont désemparés et ne comprennent pas pourquoi ils ne pouvaient entrer dans le magasin quand ils le désiraient. Des éclaircissements ont été apportés de la part du Carrefour.


Il y a quelques mois, une jeune fille rentre chez elle, furieuse, et explique à ses colocataires qu'elle a dû faire des pieds et des mains pour entrer à l'intérieur du Carrefour market situé dans la Rue du Laveu, alors qu'elle souhaitait faire ses courses sur le temps de midi. "Lorsque je suis arrivée devant le magasin, le vigile m'a demandé si j'étais étudiante. J'ai répondu oui." Le garde lui a alors demandé de patienter. L'étudiante explique ne pas avoir compris ce qu'il s'était passé. Pourquoi lui a-t-on demandé si elle était étudiante alors qu'elle venait simplement faire ses courses, comme chaque semaine? Elle a refusé d'attendre, remarquant que d'autres personnes étaient pourtant autorisées à rentrer dans l'établissement. Le ton est monté. "Apparemment il n'y avait que six étudiants qui pouvaient rentrer en même temps dans le Carrefour. Et comme j'étais la septième, je ne pouvais pas rentrer." Pressée, elle est quand même rentrée dans le magasin. Un vendeur dans le magasin, ne trouvant pas le gérant, lui a dit qu'elle ne devait pas laisser cela passer. Une fois arrivée à la caisse, le vigile a fait ouvrir une nouvelle caisse uniquement pour elle. "Je suis allée à cette caisse et là il a recommencé à parler du fait que, normalement, il ne pouvait pas me laisser passer, qu'il avait été bien gentil, etc. Je m'étais calmée mais j'avais de nouveau envie de m'énerver. La caissière, quant à elle, m'affirmait que ces mesures n'avaient sans doute pas été prises pour moi.", continue la jeune fille. Que ce soit pour elle, ou pas, l'étudiante trouve cependant ces pratiques discriminatoires. "L'argument du vigile était que le magasin avait le droit de se protéger du vol. Or, je ne suis pas une voleuse, et je n'ai pas à lui prouver que je n'en suis pas une. Je suis partie en disant qu'ils avaient perdu une cliente." 

Un lundi, il y a plusieurs semaines maintenant, vers midi quart, Sébastien, étudiant lui aussi, se rend au magasin du quartier et remarque un attroupement devant l'entrée. "Vous êtes étudiant?", lui demande le vigile posté devant le Carrefour en question. "Oui, je suis à l'Université", répond Sébastien. Le vigile lui demande alors de se mettre sur le côté et d'attendre, expliquant qu'il y a trop de monde dans le magasin. Perplexe, le jeune homme attend donc. "Ensuite, deux jeunes sont arrivés après moi et le vigile leur a dit la même chose. A ce moment-là, tout le monde était encore sur le même pied d'égalité. Mais une dame est arrivée, âgée d'une trentaine d'années, et elle est passée comme si de rien n'était, le vigile ne lui demande rien et la laisse rentrer. Ce manège-là a duré un moment: les jeunes se faisaient recaler et les adultes avaient le droit de passer." Sébastien commence alors à se poser de sérieuses questions et décide d'interpeller le vigile: "Excusez-moi, mais pourquoi est-ce que d'autres gens peuvent passer, et pas nous?" Le vigile affirme que les ordres donnés sont de ne pas laisser passer d'étudiants. L'étudiant commence à s'insurger, il explique être à l'Université de Liège, en blocus, et ne pas avoir le temps de patienter comme cela devant le magasin. Le vigile semblait comprendre la situation, mais il ne pouvait décider lui-même de laisser passer un étudiant à cette heure-là. C'est alors qu'un autre jeune homme est arrivé, défendant sa copine, elle aussi étudiante et recalée devant le magasin. Les jeunes ont commencé à s'énerver: "c'est honteux et limite discriminatoire de laisser passer les adultes, et pas des gens qui ont la vingtaine et une tête d'étudiant."

Les responsables du Carrefour market se sont également expliqués sur la situation. Face à une vague d'étudiants qui vient de l'Institut Don Bosco sur le temps de midi en semaine, le responsable s'est vu contraint d'engager un vigile pour réguler ce flux et permettre aux autres usagers de faire leurs courses en paix. "Ces étudiants ne savent pas se tenir, ils courent partout dans le magasin et dérangent les autres clients", affirment-ils. A la demande des clients donc, et également en accord avec l'Institut Don Bosco, le Carrefour market a mis en place ce système de vigile, qui laisse entrer les étudiants par groupe de cinq ou six, mais pas plus. "Des éducateurs de Don Bosco ont déjà dû intervenir à cause de problèmes de vols avec certains de leurs élèves et ils sont parfaitement au courant de ce système."

Lorsqu'on leur a rapporté les agacements d'autres étudiants, plus âgés et non originaires de cet établissement, les responsables ont précisé que ces mesures n'avaient pas été adoptées à leur égard. Pour éviter tout ennui à l'avenir, les responsable ont suggéré aux étudiants de ne pas se rendre dans le magasin Carrefour entre 12h et 13h, lorsque cela était possible. Une solution a également été proposée: muni de leur carte d'étudiant de l'ULg ou d'une Haute Ecole, les jeunes pourront rentrer dans le magasin, sans devoir attendre. Cette décision sera transmise aux vigiles. Les responsables s'excusent également pour les désagréments occasionnés et assurent que des excuses en personnes seront présentées aux personnes qui se sont senties lésées. 

A l'établissement Don Bosco, le sous-directeur n'a pas été en mesure de confirmer ou d'infirmer ces accords avec le Carrefour. Après un premier contact, il n'a pas donné suite à mes appels.

 

 

Commentaires

Un article très long pour une petite info

Écrit par : Serge | 10/06/2013

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